Ce sont deux échecs auxquels nous avons assisté, cet après midi, au Stade de France enfin dégelé.
Echec de l'Irlande à vaincre en se basant UNIQUEMENT sur son légendaire gout du combat et son génie incontesté à faire prendre des vessies pour des lanternes au corps arbital.
Echec de la France a jouer "son" jeu légendairement inspiré et jaillissant, quand une opposition solide et volontaire est en face.
On ne s'est pas vraiment ennuyé : la France a maintenu le suspens ; d'abord arriverions nous a recoller au score ? (oui) et ensuite arriverions nous à vaincre ? (non).
Dès le début les irlandais ont affiché leur volonté farouche d'en découdre "partout", et à ce jeu ils ont fait déjouer notre équipe, occupée a relever le défi plutot qu'à jouer.
Un Tommy Bowe inspiré a crucifié deux fois les français (interception + exploit personnel) et la note aurait pu être plus salée tellement il a été à l'affut des imperfections françaises ; mais la seconde mi temps a vu les français beaucoup tenter, et ... ne rien réussir, sauf, heureusement, sur un exploit personnel de Fofana.
La nouveauté est que la France, relevant le défi du combat total, a fait jeu égal avec les irlandais, les forçant même, ce qui est rare, a concéder de nombreuses pénalités qui ont permis à Parra de coller au score .
Bref, on ne s'est pas vraiment ennuyé, l'engagement a étét total. Ya même eu de beaux mouvements. Mais bon je n'ai pas aimé.
En parlant de jeu total et d'embrouilles arbitrales, nous avons tenu tête a des amateurs éclairés (les irlandais) mais dans une semaine nous rencontrons les pros incontestés de la discipline (les anglais) chez eux .
Nous n'avons, avec ce que j'ai vu cet après midi, aucune chance.
dimanche 4 mars 2012
samedi 3 mars 2012
ASM 35 - Toulouse 5
Match au sommet , en cette 19° journée du Top 14, mais entre deux équipes très expérimentales, chacune étant saignée à blanc par la réquisition de nombreux internationaux.
L'ASM a d'emblée affiché ses ambitions, en privant son adversaire de terrain, de ballon, d'intention, de jeu, enfin de tout ...
Les toulousains, débordés, furent vite réduits à colmater les brèches dans la tempête, et donc a faire des fautes pénalisées, ce qui a permis à Skrela d'aligner des points assez rapidement.
Les seuls points toulousains, marqués contre le cours du jeu, le furent sur une interception.
2 essais asémistes parachèvent cette belle journée.
C'est vraiment étonnant que les joueurs de l'ASM arrivent à maintenir un tel volume de jeu pendant 80 minutes. Chapeau aux préparateurs physiques !
L'ASM a d'emblée affiché ses ambitions, en privant son adversaire de terrain, de ballon, d'intention, de jeu, enfin de tout ...
Les toulousains, débordés, furent vite réduits à colmater les brèches dans la tempête, et donc a faire des fautes pénalisées, ce qui a permis à Skrela d'aligner des points assez rapidement.
Les seuls points toulousains, marqués contre le cours du jeu, le furent sur une interception.
2 essais asémistes parachèvent cette belle journée.
C'est vraiment étonnant que les joueurs de l'ASM arrivent à maintenir un tel volume de jeu pendant 80 minutes. Chapeau aux préparateurs physiques !
Le chapeau de Mitterrand
d'Antoine Laurain
Moitié roman, moitié fable, moitié collection de tableaux, ce petit livre est vraiment très bien écrit, et, basé sur une trame futile (Mitterrand oublie son chapeau dans une brasserie, et celui ci passe de tête en tête, en donnant à chaque fois à son possesseur du moment la capacité de changer le cours de sa vie) est surtout un prétexte à revisiter dans nos souvenirs ce qui fut un moment, une ambiance, une époque, avec ses rites, ses rythmes et ses icônes.
Pour une génération, ça parle forcément au cerveau. Pour les plus jeunes ça n'accrochera probablement pas.
Un parti pris, gentiment pro-socialiste, mais sans l'animosité et la bêtise actuelle, n'est pas de nature à nous gâcher le plaisir.
Je recommande
Moitié roman, moitié fable, moitié collection de tableaux, ce petit livre est vraiment très bien écrit, et, basé sur une trame futile (Mitterrand oublie son chapeau dans une brasserie, et celui ci passe de tête en tête, en donnant à chaque fois à son possesseur du moment la capacité de changer le cours de sa vie) est surtout un prétexte à revisiter dans nos souvenirs ce qui fut un moment, une ambiance, une époque, avec ses rites, ses rythmes et ses icônes.
Pour une génération, ça parle forcément au cerveau. Pour les plus jeunes ça n'accrochera probablement pas.
Un parti pris, gentiment pro-socialiste, mais sans l'animosité et la bêtise actuelle, n'est pas de nature à nous gâcher le plaisir.
Je recommande
Le livre de Johannes
de Jorgen Brekke.
Bof, un gros pavé qui veut être bien crade, avec de l'horreur et un mec bien déjanté. De l'improbable, de la surenchère, rien de bien fulminant.
En plus avec d'agaçantes prétentions d'érudition historique.
Si vraiment on veut en tirer quelque chose, les pages décrivant la vie quotidienne des norvégiens dans une ville de province, ne sont pas inintéressantes.
Mais c'est tout.
Bof, un gros pavé qui veut être bien crade, avec de l'horreur et un mec bien déjanté. De l'improbable, de la surenchère, rien de bien fulminant.
En plus avec d'agaçantes prétentions d'érudition historique.
Si vraiment on veut en tirer quelque chose, les pages décrivant la vie quotidienne des norvégiens dans une ville de province, ne sont pas inintéressantes.
Mais c'est tout.
Drame
François Hollande annonce qu'au delà d'un million d'euros par an, il prendra 75 %.
De nombreux footballeurs s'indignent et déclarent qu'en ce cas, ils quitteront la France.
C'est ce qu'on appelle la fuite des cerveaux.
De nombreux footballeurs s'indignent et déclarent qu'en ce cas, ils quitteront la France.
C'est ce qu'on appelle la fuite des cerveaux.
lundi 27 février 2012
Le chien et le loup (La Fontaine)
Bon alors salut tout le monde.
-Voilà si je vous ai réunis c’est pour vous dire que nous avons un problème.
-…
-Oui les caisses sont vides. Il ne reste plus de quoi acheter un mètre de pellicule.
-Euh mais on bosse en numérique maintenant non ?
-C’est une image Coco. On n’a plus une thune, ça te parle mieux ?
-Pas grave il suffit de trouver un scénar bidon (j’en ai plein les armoires) de trouver un pigeon, euh un producteur, avec les sous on salarie une ou deux vedettes, soit qui veulent monter en se faisant connaître, soit pas descendre en sombrant dans l’oubli, et puis hop…
-Mouais ça on a déjà essayé, pas sûr que ca rapporte suffisamment. Non faut frapper un grand coup...
- On n’a qu’à décrocher un César ? (rires à la cantonade)
-(rire) et pourquoi pas un Oscar tant que tu y es ?
-De toutes façons les Oscars, c’est blindé, c’est un club privé qui se finance en autarcie. Toujours les mêmes.
-Oui et puis c’est des américains hein, ils ne peuvent pas blairer la culture en général, et les français en particulier.
-Attends je te parle pas d’un film chiant de 2h1/2 avec des réflexions philosophiques sur la vilamourétoussa, sur fond de violon, dans une chaumière normande, non faut que ça pète quoi, de l’action, du sang, du sexe…
-On est morts là, faut dire ce qui est, les américains sont très pros sur ce secteur.
-OK OK alors faut leur passer la brosse à reluire.
- ???
-Faut qu’en message subliminal du film, il y ait « vous êtes super, vous êtes bons, on vous rend hommage, le cinéma c’est vous, on pourra jamais que vous singer… »
-Alors là Coco faut creuser : les amerloques sont tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils n’y verront que du feu.
- ( rêvant tout haut) Hollywood…Fred Astaire … Ginger Rogers…
-Tu veux faire une comédie musicale ?
-Non non …. (Voix rêveuse…) plutôt une évocation des artistes du muet, du music hall,
-Faut que ca soit « un peu » exotique, juste qu’ils trouvent ça exotique tu vois ? , mais pas menaçant. Les anglo-saxons adorent parler du « monde dans sa diversité » et se croire humble devant le monde, pourvu que le monde parle anglais et bouffe de la merde.
-La vie d’un artiste de music hall quoi.
-Voilà.
-titre « L’artiste »
-T’écoutes pas ou quoi ? si ya un mot de français ils bouderont, c’est bien trop violent pour des mecs qui mettent du sucre dans la moutarde.
-« The Artist »
-Voilààààààààààà
-Bien sur on tournera ça aux états unis (ca leur plaira beaucoup).
-Et si on tournait en noir et blanc (la pelloche est moins chère)
-(regard noir) tu sais que ce n’est pas si con que ça en a l’air ça ?
-Bon faudra juste un acteur que les américains vont trouver pas menaçant, juste un singe à leur yeux. Les gens adorent voir des singes les imiter : ils lancent des piécettes.
-OK j’appelle l’agence.
-Coco ouvre ton armoire à scénar , je te résume : muet, noir et blanc, ringard, amour niais, drame . So frenchy mais pas trop.
-Au XIX° siècle les puissances coloniales faisaient des zoos humains, et s’extasiaient du pouvoir d’imitation des indigènes.
-Merci pour cet éclairage Bob, dis moi, tu surmonteras tes réticences philosophiques quand tu dormiras sur un matelas de dollars ?
-Oui je pense.
-OK réunion terminée, prochain briefing dans une semaine pour démarrer le tournage de la pompe à fric.
Toute ressemblance avec un fait divers actuel ou une fable du XVII° siècle n'est que pure coincidence.
-Voilà si je vous ai réunis c’est pour vous dire que nous avons un problème.
-…
-Oui les caisses sont vides. Il ne reste plus de quoi acheter un mètre de pellicule.
-Euh mais on bosse en numérique maintenant non ?
-C’est une image Coco. On n’a plus une thune, ça te parle mieux ?
-Pas grave il suffit de trouver un scénar bidon (j’en ai plein les armoires) de trouver un pigeon, euh un producteur, avec les sous on salarie une ou deux vedettes, soit qui veulent monter en se faisant connaître, soit pas descendre en sombrant dans l’oubli, et puis hop…
-Mouais ça on a déjà essayé, pas sûr que ca rapporte suffisamment. Non faut frapper un grand coup...
- On n’a qu’à décrocher un César ? (rires à la cantonade)
-(rire) et pourquoi pas un Oscar tant que tu y es ?
-De toutes façons les Oscars, c’est blindé, c’est un club privé qui se finance en autarcie. Toujours les mêmes.
-Oui et puis c’est des américains hein, ils ne peuvent pas blairer la culture en général, et les français en particulier.
-Attends je te parle pas d’un film chiant de 2h1/2 avec des réflexions philosophiques sur la vilamourétoussa, sur fond de violon, dans une chaumière normande, non faut que ça pète quoi, de l’action, du sang, du sexe…
-On est morts là, faut dire ce qui est, les américains sont très pros sur ce secteur.
-OK OK alors faut leur passer la brosse à reluire.
- ???
-Faut qu’en message subliminal du film, il y ait « vous êtes super, vous êtes bons, on vous rend hommage, le cinéma c’est vous, on pourra jamais que vous singer… »
-Alors là Coco faut creuser : les amerloques sont tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils n’y verront que du feu.
- ( rêvant tout haut) Hollywood…Fred Astaire … Ginger Rogers…
-Tu veux faire une comédie musicale ?
-Non non …. (Voix rêveuse…) plutôt une évocation des artistes du muet, du music hall,
-Faut que ca soit « un peu » exotique, juste qu’ils trouvent ça exotique tu vois ? , mais pas menaçant. Les anglo-saxons adorent parler du « monde dans sa diversité » et se croire humble devant le monde, pourvu que le monde parle anglais et bouffe de la merde.
-La vie d’un artiste de music hall quoi.
-Voilà.
-titre « L’artiste »
-T’écoutes pas ou quoi ? si ya un mot de français ils bouderont, c’est bien trop violent pour des mecs qui mettent du sucre dans la moutarde.
-« The Artist »
-Voilààààààààààà
-Bien sur on tournera ça aux états unis (ca leur plaira beaucoup).
-Et si on tournait en noir et blanc (la pelloche est moins chère)
-(regard noir) tu sais que ce n’est pas si con que ça en a l’air ça ?
-Bon faudra juste un acteur que les américains vont trouver pas menaçant, juste un singe à leur yeux. Les gens adorent voir des singes les imiter : ils lancent des piécettes.
-OK j’appelle l’agence.
-Coco ouvre ton armoire à scénar , je te résume : muet, noir et blanc, ringard, amour niais, drame . So frenchy mais pas trop.
-Au XIX° siècle les puissances coloniales faisaient des zoos humains, et s’extasiaient du pouvoir d’imitation des indigènes.
-Merci pour cet éclairage Bob, dis moi, tu surmonteras tes réticences philosophiques quand tu dormiras sur un matelas de dollars ?
-Oui je pense.
-OK réunion terminée, prochain briefing dans une semaine pour démarrer le tournage de la pompe à fric.
Toute ressemblance avec un fait divers actuel ou une fable du XVII° siècle n'est que pure coincidence.
dimanche 26 février 2012
Ecosse 17 - France 23
La France s'est imposée en Ecosse, ce dimanche, sur le score de 23 à 17.
Les écossais, toujours aussi joueurs, ont ajouté un peu de réalisme à leur jeu, ce qui leur a permis de cueillir à froid les français, probablement douillettement endormis apres une inaction de 3 semaines.
Une défense molle, ridiculement inversée, plus agressive qu'efficace, reposant sur la percussion de leurs individualités, sans soutien tactique, a failli couter très cher aux bleus.
Bleus qui ont fini par se réveiller, constater lentement l'étendue des dégats, et qui se sont donc repliés sur les fondamentaux de la coupe du monde, pour émerger enfin.
Ils ont remis la main sur le ballon, lentement mais surement, alors que l'écosse flamboyait mais ne parvenait pas à tuer le score.
Pack dominateur, jeu enfin structuré, possession du ballon, ont même permis de marquer et de dépasser des écossais qui remportent la palme du beau jeu, et qui méritaient le match.
Ouf (pour cette fois).
Mais il reste les 3 gros calibres à rencontrer (Irlande, Angleterre, et surtout Galles) et franchement, au vu de ce match, on ne peut qu'être inquiet.
Les écossais, toujours aussi joueurs, ont ajouté un peu de réalisme à leur jeu, ce qui leur a permis de cueillir à froid les français, probablement douillettement endormis apres une inaction de 3 semaines.
Une défense molle, ridiculement inversée, plus agressive qu'efficace, reposant sur la percussion de leurs individualités, sans soutien tactique, a failli couter très cher aux bleus.
Bleus qui ont fini par se réveiller, constater lentement l'étendue des dégats, et qui se sont donc repliés sur les fondamentaux de la coupe du monde, pour émerger enfin.
Ils ont remis la main sur le ballon, lentement mais surement, alors que l'écosse flamboyait mais ne parvenait pas à tuer le score.
Pack dominateur, jeu enfin structuré, possession du ballon, ont même permis de marquer et de dépasser des écossais qui remportent la palme du beau jeu, et qui méritaient le match.
Ouf (pour cette fois).
Mais il reste les 3 gros calibres à rencontrer (Irlande, Angleterre, et surtout Galles) et franchement, au vu de ce match, on ne peut qu'être inquiet.
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