Les talibans enferment les femmes dans une prison de voile.
Leur dénient le droit d'exister comme sujet, les ravalent au rang d'objet .
C'est loin, c'est ailleurs, ce sont des barbares.
Mais ici , chez nous, Isabelle Caro est morte, des suites d'anorexie.
Cette maladie est complexe, et surement impossible à réduire à un seul facteur, ce serait trop simple.
Mais, dans les magazines, la pub, etc, le taliban qui sommeille en chacun de nous n'enferme t il pas les femmes dans une prison d'image ? Leur deniant la statut de sujet, pour les ramener a celui d'objet ?
bref..
jeudi 30 décembre 2010
mardi 28 décembre 2010
Centenaire
Le code du travail, qui régit les droits des salariés et des employeurs en France, symbole de combats acharnés entre le patronat et les syndicats, célèbre en toute discrétion son centenaire, mardi 28 décembre.
En effet, sa rédaction a débuté le 28 décembre 1910, avec la promulgation d'une loi engageant une codification des premières lois ouvrières, comme celle du 7 décembre 1909 "garantissant le versement du salaire à intervalles réguliers" ou celle du 5 avril 1910 "sur les retraites ouvrières et paysannes à partir de 65 ans".
Il fallut toutefois attendre 1922 pour que soit achevée la rédaction du premier code du travail. Dans sa dernière édition, la 72e, publiée par la célèbre maison Dalloz en 2010, le recueil des lois, décrets et règlements régissant les relations de travail dans les entreprises privées compte 3 001 pages, appendice compris. Il contient environ 10 000 articles, divisés en huit parties, allant des "relations individuelles de travail" à "la formation professionnelle tout au long de la vie", en passant par l'emploi ou la santé et sécurité au travail. Les grandes dates des conquêtes sociales y sont consignées, telle l'instauration des congés payés en 1936.
Mais aussi les "retours de manivelle" lorsque le patronat joue du rapport de force en sa faveur, comme avec la libéralisation du travail du dimanche en 2009. On peut y distinguer deux grandes périodes : du XIXe siècle jusqu'au début des années 1970, le code du travail retrace "plutôt un mouvement de renforcement des protections" des salariés, tandis que, "depuis une trentaine d'années" le droit du travail "est combattu par les tenants formolisés d’une libre entreprise mal comprise, prétexte à de plus amples profits financiers, fut ce au détriment de la santé du corps social.
Le patronat français l'a souvent présenté comme une lourde contrainte. Il suffit pour s’en convaincre de se pénétrer de ce « bon mot » de Madame Parisot qui aura surement fait s’exclamer nombre de ses courtisans entre la Badoit et le Cognac: « La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? »
Bref, le combat n’est pas gagné. Il n’est jamais gagné.
En effet, sa rédaction a débuté le 28 décembre 1910, avec la promulgation d'une loi engageant une codification des premières lois ouvrières, comme celle du 7 décembre 1909 "garantissant le versement du salaire à intervalles réguliers" ou celle du 5 avril 1910 "sur les retraites ouvrières et paysannes à partir de 65 ans".
Il fallut toutefois attendre 1922 pour que soit achevée la rédaction du premier code du travail. Dans sa dernière édition, la 72e, publiée par la célèbre maison Dalloz en 2010, le recueil des lois, décrets et règlements régissant les relations de travail dans les entreprises privées compte 3 001 pages, appendice compris. Il contient environ 10 000 articles, divisés en huit parties, allant des "relations individuelles de travail" à "la formation professionnelle tout au long de la vie", en passant par l'emploi ou la santé et sécurité au travail. Les grandes dates des conquêtes sociales y sont consignées, telle l'instauration des congés payés en 1936.
Mais aussi les "retours de manivelle" lorsque le patronat joue du rapport de force en sa faveur, comme avec la libéralisation du travail du dimanche en 2009. On peut y distinguer deux grandes périodes : du XIXe siècle jusqu'au début des années 1970, le code du travail retrace "plutôt un mouvement de renforcement des protections" des salariés, tandis que, "depuis une trentaine d'années" le droit du travail "est combattu par les tenants formolisés d’une libre entreprise mal comprise, prétexte à de plus amples profits financiers, fut ce au détriment de la santé du corps social.
Le patronat français l'a souvent présenté comme une lourde contrainte. Il suffit pour s’en convaincre de se pénétrer de ce « bon mot » de Madame Parisot qui aura surement fait s’exclamer nombre de ses courtisans entre la Badoit et le Cognac: « La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? »
Bref, le combat n’est pas gagné. Il n’est jamais gagné.
lundi 27 décembre 2010
C est Noel alors revons
Raisonnons.
Les juges des libertés remettent, selon la police, trop souvent les malfaiteurs présumés en liberté, sous "contrôle judiciaire" .
Du coup, quelques malfrats en profitent pour ne pas réapparaitre a leur procès, et la police doit , DE NOUVEAU, leur courir après, au lieu d'aller traquer d'autres malfrats.
Les juges, eux, rétorquent que ce ne sont pas eux qui font la loi (certes) , qu'ils ne font que l'appliquer (certes), et que personne n'étant devin (certes) un pourcentage inévitable de bandits post-avérés va s'évanouir dans la nature, alors qu'on les tenait.
La police, de son côté, tempête que "si on les écoutait", ça se passerait pas comme ça, etc. ....
Ce n'est pas une bonne chose : la police, un des bras armé de l'exécutif , n'a pas a intervenir dans le judiciaire.
Alors comment sortir du problème ?
il faut que la justice se RE-crédibilise, mais elle-même, toute seule, j’oserai dire en toute indépendance.
Et, pour stopper cet affrontement stérile, à connotation implicite "je prépare les élections de 2012", il suffirait de mettre en action un indicateur très simple.
Chaque fois qu'un juge remet un "malfrat présumé" en liberté, c'est SA décision.
Il doit l'assumer.
Si le malfrat en profite pour disparaitre, ou re-violer une petite vieille, le moins qu'on puisse dire est que le juge n'a pas estimé parfaitement les conséquences de son acte.
Nul n'est devin, on l'a dit plus haut, donc personne, dans l'absolu, ne peut lui en tenir rigueur.
Dans l'absolu c'est vrai, mais dans le relatif ?
Comparons deux juges :
le juge A a remis en liberté 100 prévenus, et 50 en ont reprofité pour faire chier la société, de nouveau.
le juge B a remis en liberté 100 prévenus, et 19 en ont reprofité pour faire chier la société, de nouveau.
le quel des deux est le plus compétent ?
A avec un taux d'erreur de jugement de 50%
ou B avec un taux d'erreur de jugement de 19 %
ce taux est très facilement mesurable, un informaticien doit pouvoir l'établir sans souci, à partir des fichiers déjà renseignés de la justice et de la police.
du coup, en fin d'année, B est nommé juge chef, après entretien hiérarchique, et A est nommé juge des chiens écrasés à Gravier le vaseux, pour 3 ans.
ainsi, A, comme B, comme leurs confrères de la magistrature, seront personnellement intéressés à ne pas FAIRE CHIER LA POLICE en l’envoyant courir 14 fois de suite après le même délinquant.
La police, libérée d’une tâche ingrate et non productive pourra enfin se consacrer à sa vraie mission, de manière plus économique, et le peuple sera content, en payant moins d’impôts d’avoir des services publics.
Les juges des libertés remettent, selon la police, trop souvent les malfaiteurs présumés en liberté, sous "contrôle judiciaire" .
Du coup, quelques malfrats en profitent pour ne pas réapparaitre a leur procès, et la police doit , DE NOUVEAU, leur courir après, au lieu d'aller traquer d'autres malfrats.
Les juges, eux, rétorquent que ce ne sont pas eux qui font la loi (certes) , qu'ils ne font que l'appliquer (certes), et que personne n'étant devin (certes) un pourcentage inévitable de bandits post-avérés va s'évanouir dans la nature, alors qu'on les tenait.
La police, de son côté, tempête que "si on les écoutait", ça se passerait pas comme ça, etc. ....
Ce n'est pas une bonne chose : la police, un des bras armé de l'exécutif , n'a pas a intervenir dans le judiciaire.
Alors comment sortir du problème ?
il faut que la justice se RE-crédibilise, mais elle-même, toute seule, j’oserai dire en toute indépendance.
Et, pour stopper cet affrontement stérile, à connotation implicite "je prépare les élections de 2012", il suffirait de mettre en action un indicateur très simple.
Chaque fois qu'un juge remet un "malfrat présumé" en liberté, c'est SA décision.
Il doit l'assumer.
Si le malfrat en profite pour disparaitre, ou re-violer une petite vieille, le moins qu'on puisse dire est que le juge n'a pas estimé parfaitement les conséquences de son acte.
Nul n'est devin, on l'a dit plus haut, donc personne, dans l'absolu, ne peut lui en tenir rigueur.
Dans l'absolu c'est vrai, mais dans le relatif ?
Comparons deux juges :
le juge A a remis en liberté 100 prévenus, et 50 en ont reprofité pour faire chier la société, de nouveau.
le juge B a remis en liberté 100 prévenus, et 19 en ont reprofité pour faire chier la société, de nouveau.
le quel des deux est le plus compétent ?
A avec un taux d'erreur de jugement de 50%
ou B avec un taux d'erreur de jugement de 19 %
ce taux est très facilement mesurable, un informaticien doit pouvoir l'établir sans souci, à partir des fichiers déjà renseignés de la justice et de la police.
du coup, en fin d'année, B est nommé juge chef, après entretien hiérarchique, et A est nommé juge des chiens écrasés à Gravier le vaseux, pour 3 ans.
ainsi, A, comme B, comme leurs confrères de la magistrature, seront personnellement intéressés à ne pas FAIRE CHIER LA POLICE en l’envoyant courir 14 fois de suite après le même délinquant.
La police, libérée d’une tâche ingrate et non productive pourra enfin se consacrer à sa vraie mission, de manière plus économique, et le peuple sera content, en payant moins d’impôts d’avoir des services publics.
Grave question
Mais pourquoi donc Donald se ceint-il pudiquement les reins d’une serviette en sortant de la douche, alors que dans son costume complet, il se balade toujours fièrement le croupion à l’air ?
mardi 21 décembre 2010
L'argent tue le plaisir
Bon on le supputait déjà fortement hein ? Mais là ça y est, c'est prouvé.
Une étude montre que l'on perd le plaisir à pratiquer une activité dès lors qu'elle est rémunérée.
Quatre neuroscientifiques japonais ont montré que le cerveau perd tout plaisir à pratiquer une activité dès lors que l'on touche de l'argent pour cela. Une activité qui lui procurait joie et satisfaction devient insignifiante, et dès lors que la rétribution n'est plus versée, il s'en détourne.
Kou Murayama et ses collègues ont fait jouer des participants à un jeu très simple, consistant à arrêter un chronomètre de précision le plus près possible de cinq secondes. Certains joueurs touchaient deux dollars à chaque fois qu'ils arrivaient à stopper le chronomètre à cinq secondes plus ou moins 50 millisecondes ; d'autres ne recevaient aucune rétribution et devaient simplement continuer à jouer.
Chez les joueurs rémunérés, l'activité des zones cérébrales associées au plaisir de jouer, le striatum antérieur et le cortex préfrontal, déclinait rapidement à mesure qu'ils empochaient leurs primes. Chez les joueurs bénévoles, l'activité cérébrale hédonique se maintenait sans faillir. Ensuite, tous les joueurs avaient droit à une phase de repos à l'issue de laquelle ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient. Les bénévoles ont recommencé à jouer, car ils y avaient pris goût, mais les joueurs payés n'ont pas repris le chronomètre, n'ayant pas trouvé leur plaisir dans l'activité.
Les scientifiques parlent de « motivation sapée » pour décrire ce phénomène. Les circuits du plaisir doivent normalement se focaliser sur une activité plaisante pour que celle-ci ait une chance d'être reconduite. Si ces mêmes circuits prennent l'habitude d'être activés par un motif de satisfaction externe (ici l'argent), ils ne retournent plus à la motivation initiale. C'est sans doute pourquoi les activités que nous aimons le plus sont nos violons d'Ingres, petits plaisirs privés et gratuits, sans gloire ni fortune, mais qui savent activer encore et toujours notre striatum antérieur.
(article trouvé dans Pour la Science)
voilà enfin l'explication du fait qu'après de fiévreuses et passionnées études scientifiques, mon boulot ne m'apporte guère de satisfactions.
---> c'est parce que mon patron me paye !
mais s'il vous plait, ne lui dites pas.
Une étude montre que l'on perd le plaisir à pratiquer une activité dès lors qu'elle est rémunérée.
Quatre neuroscientifiques japonais ont montré que le cerveau perd tout plaisir à pratiquer une activité dès lors que l'on touche de l'argent pour cela. Une activité qui lui procurait joie et satisfaction devient insignifiante, et dès lors que la rétribution n'est plus versée, il s'en détourne.
Kou Murayama et ses collègues ont fait jouer des participants à un jeu très simple, consistant à arrêter un chronomètre de précision le plus près possible de cinq secondes. Certains joueurs touchaient deux dollars à chaque fois qu'ils arrivaient à stopper le chronomètre à cinq secondes plus ou moins 50 millisecondes ; d'autres ne recevaient aucune rétribution et devaient simplement continuer à jouer.
Chez les joueurs rémunérés, l'activité des zones cérébrales associées au plaisir de jouer, le striatum antérieur et le cortex préfrontal, déclinait rapidement à mesure qu'ils empochaient leurs primes. Chez les joueurs bénévoles, l'activité cérébrale hédonique se maintenait sans faillir. Ensuite, tous les joueurs avaient droit à une phase de repos à l'issue de laquelle ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient. Les bénévoles ont recommencé à jouer, car ils y avaient pris goût, mais les joueurs payés n'ont pas repris le chronomètre, n'ayant pas trouvé leur plaisir dans l'activité.
Les scientifiques parlent de « motivation sapée » pour décrire ce phénomène. Les circuits du plaisir doivent normalement se focaliser sur une activité plaisante pour que celle-ci ait une chance d'être reconduite. Si ces mêmes circuits prennent l'habitude d'être activés par un motif de satisfaction externe (ici l'argent), ils ne retournent plus à la motivation initiale. C'est sans doute pourquoi les activités que nous aimons le plus sont nos violons d'Ingres, petits plaisirs privés et gratuits, sans gloire ni fortune, mais qui savent activer encore et toujours notre striatum antérieur.
(article trouvé dans Pour la Science)
voilà enfin l'explication du fait qu'après de fiévreuses et passionnées études scientifiques, mon boulot ne m'apporte guère de satisfactions.
---> c'est parce que mon patron me paye !
mais s'il vous plait, ne lui dites pas.
Beurk
En tant qu'ancien fumeur, je reconnais que j'ai emboucanné les autres pendant des années. Maintenant que je suis revenu à la raison, je ne supporte plus les pestilences de mes anciens coreligionnaires.
Même si leur déjections mégotesques, à l'entrée de la cantine, peuvent, parfois, prendre des airs de sculpture d'avant garde.
Même si leur déjections mégotesques, à l'entrée de la cantine, peuvent, parfois, prendre des airs de sculpture d'avant garde.
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