Et dire que ce sont les mêmes qui nous donnent des leçons de moralité financière, et qui, à échéances régulières, briguent nos suffrages !
courageux reportage allemand
lundi 14 novembre 2011
dimanche 13 novembre 2011
A la télé ce soir
"No country for old men", des frères Coen.
Thriller terrifiant par ses implications.
Quand les frères Coen ont sorti "Fargo" (1996) à partir d'un fait divers, réel sordide, ils ont pondu un bijou, dans lequel l'horreur est combattue par la détermination calme et sereine d'une policière enceinte (Frances McDormand), image même de la sanité combattant (victorieusement) l'abjection.
Thriller terrifiant par ses implications.
Quand les frères Coen ont sorti "Fargo" (1996) à partir d'un fait divers, réel sordide, ils ont pondu un bijou, dans lequel l'horreur est combattue par la détermination calme et sereine d'une policière enceinte (Frances McDormand), image même de la sanité combattant (victorieusement) l'abjection.

12 ans plus tard, en 2008, "no country for old men" retrace un combat impitoyable entre des valeurs fondatrices agonisantes, et le Mal, incarné merveilleusement par Javier Bardem, qui balaie tout sur son passage.
Le Mal , 12 ans après, a pris sa revanche. Oui, c'est terrifiant.
samedi 12 novembre 2011
lundi 7 novembre 2011
comment détourner la noble notion de solidarité.
Il a suffit d’un coup de chaud en 2003 pour que le gouvernement Raffarin invente la notion de « journée de solidarité ».
C’était par solidarité avec les vieux.
Rappelons la notion : tu dis que tu es en congés, tu bosses quand même, et le pognon généré est sensé aller dans les infrastructures pour aider les vieux.
C’est un peu comme la vignette automobile, instaurée en 1956, et qui, années d’embrouilles après années d’embrouilles, n’a jamais fourni de pognon aux vieux.
Donc on nous piqué un jour de congés, OK, on a l’habitude.
Mais attention, Raffarin aurait dû breveter l’idée !
Fillon plagie outrageusement l’idée cette année avec la « journée de solidarité avec les banques ».
A cette différence près que les banques sont plus organisées que les vieux, et qu’on peut compter sur elles pour veiller à obtenir l’argent dégagé.
Mais pourquoi s’arrêter là ?
Ne sommes-nous pas solidaires :
Des jeunes ?
Des chômeurs ?
Des agriculteurs ?
Des hôpitaux ?
De l’Euro ?
De la Sécurité Sociale ?
Des immigrés ?
Des handicapés ?
De l’éducation nationale ?
De la Grèce ?
[… liste non exhaustive…] < … attention cependant : je rappelle aimablement à ceux qui nous gouvernent que nos congés annuels sont limités à environ 25 ou 26 jours par an …
C’était par solidarité avec les vieux.
Rappelons la notion : tu dis que tu es en congés, tu bosses quand même, et le pognon généré est sensé aller dans les infrastructures pour aider les vieux.
C’est un peu comme la vignette automobile, instaurée en 1956, et qui, années d’embrouilles après années d’embrouilles, n’a jamais fourni de pognon aux vieux.
Donc on nous piqué un jour de congés, OK, on a l’habitude.
Mais attention, Raffarin aurait dû breveter l’idée !
Fillon plagie outrageusement l’idée cette année avec la « journée de solidarité avec les banques ».
A cette différence près que les banques sont plus organisées que les vieux, et qu’on peut compter sur elles pour veiller à obtenir l’argent dégagé.
Mais pourquoi s’arrêter là ?
Ne sommes-nous pas solidaires :
Des jeunes ?
Des chômeurs ?
Des agriculteurs ?
Des hôpitaux ?
De l’Euro ?
De la Sécurité Sociale ?
Des immigrés ?
Des handicapés ?
De l’éducation nationale ?
De la Grèce ?
[… liste non exhaustive…] < … attention cependant : je rappelle aimablement à ceux qui nous gouvernent que nos congés annuels sont limités à environ 25 ou 26 jours par an …
dimanche 6 novembre 2011
La machine à piquer des sous.
Acte 1 :
Les experts du gouvernement produisent un rapport à destination du gouvernement, sur la croissance du pays l’année prochaine.
Ce sont des experts, des techniciens, pas des politiques.
Le chiffre est faible.
Mettons 0.5 % pour fixer les idées.
Ce rapport est confidentiel, non rendu public.
Acte 2 :
Le gouvernement, déjà encombré par « la crise », « la Grèce », « les subprimes » et autres soucis, est, depuis quelques semaines, sommé par les agences de notation de donner un tour de vis au pays, faute de quoi, le « AAA » sauterait.
Acte 3 :
Le gouvernement, contraint, donne un tour de vis, « mais pas trop », juste ce que l’on peut encaisser, en déclarant baser ses calculs sur une croissance espérée, forte. Mettons 3 % pour fixer les idées. Ceci est rendu public.
Acte 4 :
Les journalistes, experts financiers privés, voient bien que ce taux est irréaliste. Certains vont même jusqu’à questionner le gouvernement, dans quelques émissions politiques. Rien, n’y fait, la langue de bois tient bon .
"halte au défaitisme..."
"nous avons les atouts pour..."
"j'ai confiance en notre économie..."
[…] le temps passe
Acte 5 :
Plus l’échéance de l’année prochaine approche, plus il devient évident qu’on sera plus proche de 0.5% que de 3%. Le gouvernement le sait depuis le début, mais fait semblant, l’air contrarié, de le découvrir, avec de belles phrases soucieuses telles que :
« si la croissance n’est pas au rendez vous… »
« il va falloir se résoudre a considérer que … »
« tant que la crise sera là… »
« la reprise se fait attendre… »
Etc …
Acte 6 :
Ca y est l’opinion du bon peuple est mûre : on va pouvoir donner le tour de vis nécessaire, piquer des retraites, des jours de congés, des remboursements de sécu, MAIS C’EST PAS NOTRE FAUTE.
La crise est plus forte que ce qu’on avait prévu.
La politique, c’est ça.
Je considère comme un DEVOIR CIVIQUE de ne pas voter.
Les experts du gouvernement produisent un rapport à destination du gouvernement, sur la croissance du pays l’année prochaine.
Ce sont des experts, des techniciens, pas des politiques.
Le chiffre est faible.
Mettons 0.5 % pour fixer les idées.
Ce rapport est confidentiel, non rendu public.
Acte 2 :
Le gouvernement, déjà encombré par « la crise », « la Grèce », « les subprimes » et autres soucis, est, depuis quelques semaines, sommé par les agences de notation de donner un tour de vis au pays, faute de quoi, le « AAA » sauterait.
Acte 3 :
Le gouvernement, contraint, donne un tour de vis, « mais pas trop », juste ce que l’on peut encaisser, en déclarant baser ses calculs sur une croissance espérée, forte. Mettons 3 % pour fixer les idées. Ceci est rendu public.
Acte 4 :
Les journalistes, experts financiers privés, voient bien que ce taux est irréaliste. Certains vont même jusqu’à questionner le gouvernement, dans quelques émissions politiques. Rien, n’y fait, la langue de bois tient bon .
"halte au défaitisme..."
"nous avons les atouts pour..."
"j'ai confiance en notre économie..."
[…] le temps passe
Acte 5 :
Plus l’échéance de l’année prochaine approche, plus il devient évident qu’on sera plus proche de 0.5% que de 3%. Le gouvernement le sait depuis le début, mais fait semblant, l’air contrarié, de le découvrir, avec de belles phrases soucieuses telles que :
« si la croissance n’est pas au rendez vous… »
« il va falloir se résoudre a considérer que … »
« tant que la crise sera là… »
« la reprise se fait attendre… »
Etc …
Acte 6 :
Ca y est l’opinion du bon peuple est mûre : on va pouvoir donner le tour de vis nécessaire, piquer des retraites, des jours de congés, des remboursements de sécu, MAIS C’EST PAS NOTRE FAUTE.
La crise est plus forte que ce qu’on avait prévu.
La politique, c’est ça.
Je considère comme un DEVOIR CIVIQUE de ne pas voter.
samedi 5 novembre 2011
Klee
Paul Klee est un superbe peintre. Un de mes préférés. Son approche de la couleur, de l'abstraction, de la rigueur quasi mathématique dans la construction des grands équilbres d'un tableau, alliée à une inspiration qui coupe le souffle, le fait ressembler à Bach.
On n'est pas loin de l'expérience synesthésique.
Exposition à Paris 19°, cité de la musique, en ce moment.
On n'est pas loin de l'expérience synesthésique.
Exposition à Paris 19°, cité de la musique, en ce moment.
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